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25 October

Bricolage!

J'ai essayé de monter toute seule ma table de chevet toute neuve.

Deux heures plus tard un tiroir esseulé se balladait dans ma chambre.

Une heure plus tard je fais voler un ballon de baudruche en lui tapant dessus avec un marteau.

T_T Patriciiiiiiiiiiiiiiiiiia?

Il y a des êtres doués pour le bricolage, d'autres sont doués pour jouer à l'otarie.

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24 October

Haïku

 

 

J'étudie au Japon

Je loge sous un pont

Volupté.

 

 

GP

23 October

Voyage, voyage

JAPON?

Partir au Japon pour étudier le droit anglais?

 

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Pourquoi pas... *<8-D

19 October

Om and co

Om, le dieu Tortue

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Certains d’entre vous sont peut être familiers avec Om le fameux Dieu qui vogue, ou plutôt clopine de mésaventures en mésaventures dans une œuvre de Terry Pratchett, prophète omnien malgré lui.

En effet ce génie de la littérature anglaise a senti la présence de ci Dieu tortue borge et boiteux, devant une telle incongruité il ne put s’empêcher de transmettre cette vision à des millions de lecteurs. Mais malheureusement une déformation des perfides ondes astralo-cosmiques le conduisit à une erreur malencontreuse. En effet, le très respectable Mr T.P., crut comprendre que Om se trouvait sous la forme d’une tortue borgne et boiteuse non par choix mais par obligation.

C’est à ce moment que je me dois d’apporter des éclaircissements car c’est là où se situe le schisme de l’omnianisme. Il y a d’une part l’omnianisme du Disque-Monde et d’autre part l’omnianisme plutonien, originel. Par Pluton, nous visons cette prestigieuse planète du système solaire qui jouxte la dimension de la tortue que vos astro-physiciens ont relégué au rang de vulgaire caillou. Mais cela ne nous concerne pas.

Om nous aide à trouver notre voie mais également à combattre la fatalité et à infléchir le cours du destin.

Pourquoi une tortue ?

La forme physique que nous connaissons de Om n’est qu’une métaphore filée de ses enseignements. Le symbole de la tortue est particulier sur Pluton car l’histoire tragique de la tortue terrienne est racontée aux enfants. Cet épique récit du combat entre deux forces fondamentales de la nature, la proie et le prédateur, la tortue et l’aigle. Bien entendu présenté comme ça on croirait à la présentation de la victime et de la force mais ceci vous sera révélé plus tard.

Nous autres plutoniens vivions dans le flou le plus total. Nous ne savions plus où nous allions, nous étions dans l’impossibilité la plus totale de trouver notre chemin cosmico-spirituel. Nous en étions réduit à observer les us et coutumes des autres habitants de l’univers de ses environs intergalactiques. Durant cette période de doute, un certain Chupacabras, explorateur de son état rapporta un certain nombre de tortues de chez nos voisins, les étranges terriens. Parmi ce groupe de tortue une, attira son attention. Il s’agissait d’une petite tortue de terre, couverte de cicatrices, borgne et clopinante qui fixait chaque chose du même air blasé et furtif.

Chupacabras, curieux (ça vaut tout de même mieux pour un chercheur) entra en connection avec l’esprit de la tortue mutilée. Il découvrit tout ce qu’avait enduré cette petite bestiole toute ridée. Il découvrit le mythe fondateur sans le savoir. Il découvrit que l’inoffensive tortue était la cible d’attaques acharnées de la part de l’aigle, qui pratiquant le fort cruel lâché de tortue. Ainsi les tortues calmes et passives devaient systématiquement se cacher, se tapir dans l’ombre telles des fugitives jusqu’au jour où n’ayant plus le courage de se cacher et de lutter, elles se laissent emporter dans les serres redoutables du fourbe animal volant. Ce destin parut tellement cruel à Chupacabras qu’il en pleura encore et encore jusqu’à ce qu’il soit à cours de plumex ultra-doux sixte couche. Il fit

paraître le résultat de ses recherches et le monde des plutoniens découvrit avec tristesse et compassion le sort de la tortue. Mais cela ne résolut guère leur questionnement, ils continuèrent de chercher. Seulement au bout de plusieurs centaines d’années, Om en eut assez. Il n’allait tout de même pas attendre 2000 ans que des êtres évanescents à la vélocité intellectuelle du kiwi fasse le lien entre le destin de la tortue et leur propre destin. Principalement par ennui mais aussi par bonté (et par manque flagrant de salade) il se manifesta à Chupacabras.

Avec toute la patience dont il fut capable il lui enseigna tout.

Il lui expliqua que le destin des tortues devrait lui montrer une nouvelle voie spirituelle ! Il lui donna la réponse à la question « où allons-nous ? ». Cette question avait rendu la moitié des philosophes et scientifiques plutoniens. Il n’était pas rare à l’époque de croiser un étrange monsieur vêtu d’une blouse blanche hurler (tout ça de manière très évanascente évidemment) « LA BISCOOOOOOOOOOTTE ! ».

Euh donc Om donne cette réponse à Chupacabras. La réponse est par terre. Notre bon vieux Chupacabras bien qu’éminent scientifique n’était pas doué spirituellement parlant.

Om déclara alors :

« C’est franchement pas compliqué pourtant ! Tout tombe. Attends bouge pas. Si je te pousse tu tombes. »

Quelques coups de nageoire plus tard Chupacabras se retrouva par terre.

« Mais je tombe très lentement ! (La gravité est très faible sur Pluton )»

« Oui mais tu tombes. »

Chupacabras étonné transmit cette information aux philosophes qui ne criaient pas BISCOOOOOOOOOOOOOOTTE dans la rue.

Et la lumière fut (« C’est pas trop tôt » se dit Om !)

ET oui tout tombait, au sens physique du terme ce la se vérifiait. Des petits malins soulevèrent la question de l’espace et de la gravité 0 omniprésente dans l’univers. Voilà la réponse apportée.

La gravité est une fatalité dans le sens ou personne ne peut y échapper. Chaque être physique y est soumis. Le mouvement naturel de toute chose est de tombé. Mais que signifie l’absence de gravité ? Bon là tout de suite on pense à des gens en costume rigolos (assez kitsch en réalité) qui font des pirouettes en rigolant. La gravité 0 c’est sympa deux minutes, mais le manque de stabilité. Allez construire une maison dans l’espace ! D’ailleurs, juste après être allés dans l’espace vos scientifiques se sont dits que mettre en place une gravité artificielle dans le vaisseau se serait tout de même pus pratique. En clair, la gravité même si elle peut sembler contraignante est une nécessité. ON a besoin de la gravité. Mais cela veut-il dire que nous devons accepter la fatalité de la gravité ? Que nenni ! D’ailleurs les terriens, qui avaient tout compris sans le savoir, ont lutté contre cette fatalité. Ils ont créé les avions, Icare, et la portance des ailes. Ils ont admiré les oiseaux. Être Omnien ce n’est pas accepter la fatalité mais la transformer en atout.

Ainsi, d’une situation purement physique, nous trouvons le sens de la religion de Om.

J’espère que ce bref exposé vous aura éclairé sur le sujet.

Les amis de Om

L’ESU (Être Suprême Universel) :

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Un ESU est un disciple de Om qui a appris dans la souffrance et l’étude la voie de Om jusqu’à pouvoir apporter quelques révélations. La voie de l’ESU est la voie du questionnement perpétuel. Toujours pour l’éclaircissement de certaines coutumes sombres, l’ESU tente d’apporter par ses recherches et conversions la réponse à tout, ne se contentant pas de la réponse évidente pour tout Grand Prêtre : 42. Par ce travail acharné l’ESU atteint un stade de compréhesion et de bijection telle qu’il n’a plus besoin d’utiliser sa langue natale pour communiquer. Il peut se contenter d’utiliser la langue du Pichtoune, ce qui provoque parfois quelques incompréhensions chez les autochtones les plus réticents. A ce jour nous ne comptons qu’une ESU terrestre mais nous continuons à diffuser nos idées et à former des jeunes forts prometteurs.

 

Pichtoune :

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Le Pichtoune est en quelque sorte le moteur spirituel des Plutoniens. Il s’agit d’un petit animal unijambiste à lunettes, très fréquemment bleues qui ne se nourrit uniquement de thé Earl Grey. Ce petit être symbolise le paradigme du bon goût mais est également une source d’ondes positives sans faille. En effet malgré un milieu hostile (il est en effet assez difficile de trouver une bonne tasse d’Earl Grey dans l’atmosphère de Pluton qui est physiquement parlant baignée dans le méthane), le Pichtoune ne cesse de positiver et le Pichtoune ne se méfie de rien. Il part systématiquement avec un a priori positif de son intercoluteur. Si vous en croisez un il vous regardera avec ses grands yeux naïfs et vous dira plus ou moins : « Yapinooooooooou ! Purupu ? Nyazooooooooo ? » ce qui, en fonction de l’intonation et de l’inclinaison des oreilles signifie : « Je te souhaite bien le bonjour mon ami ! Puis-je me permettre de t’interroger sur ton relevé karmique ? Sais-tu où je pourrais trouver une tasse de thé bien chaude ? » On pourra remarquer les étranges similitudes entre le Pichtounien et le goélandais. Malheureusement peu de linguistes se sont à l’heure actuelle penchés sur le sujet. Le Pichtoune est donc devenu très vite un protégé de Om et également un exemple pour nous tous. Bien évidemment, la relative stupidité du Pichtoune l’a mené à sa quasi-disparition physique. Néanmoins il arrive souvent que l’âme d’un Pichtoune erre dans l’univers infini et s’installe dans un objet de nature réconfortant. Un Pichtoune peut ainsi diffuser tranquillement ses ondes positives jusqu’au jour où un enfant psychopathe lui arrachera les oreilles et les yeux. Le Pichtoune est également devenu un titre honorifique destiné aux disciples faisant la preuve d’une bonne volonté sans faille.

 

Les rituels :

Tatayé :

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Attribut divin de Om, cet objet sacré est utilisé (bien évidemment uniquement avec son consentement) durant les grands rituels d’initiation omniens. En effet l’omnianisme attribue une grande importance aux rites de passage et aux épreuves quotidiennes non pas pour tester la foi des fidèles car au fond de chacun réside une tortue, mais pour les aider à comprendre leur foi et leur destinée. L’éveil de la conscience passe ainsi par la remise de Tatayé (un collier hawaïen orange, bien qu’il existe des débats théologiques poussés sur le genre et la nature de Tatayé), une épreuve ardue sur le vocabulaire omnien (pour devenir disciple il faut pouvoir communiquer avec la Grande Prêtresse autrement que par la mise en place d’un téléphone pot de yaourt ! L’omnien est également indsipensable pour déjouer les plans de Flukduluck le double maléfique de Om) le tout suivi de la dégustation de la nourriture sacrée : des dragibus et des oursons guimauves.

Les dragibus :

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Nourriture sacrée par excellence et matériaux fétiches des tortues pour toute construction architecturale, le dragibus est une denrée très prisée des omniens. Le dragibus de contrebande est bien entendu proscrit et les plus recherchés sont ceux qui sont chassés et abattus dans la plaine méthaneuse de Charon (Le glorieux satellite de Pluton réduit au rang de simple caillou par vos scientifiques !). Il faut savoir qu’il faut des années d’entraînement pour devenir maître chasseur, sachant qu’on chasse encore les dragibus au javelot évanescent car comme de bien entendu le dragibus ne prend sa forme solide qu’après sa mort. Il est donc impossible de l’attraper autrement.

Les oursons guimauves : Nourriture sacrée récemment trouvée par l’ESU terrienne dans les écrits de la salade, ceux-ci encouragerait fortement l’esprit de partage et la tolérance au sucre. Des recherches sont en cours…

Maintenant que vous savez tout! Rejoignez-nous!

Oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooom.

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May the shining turtle be with you.

18 October

Les déferlantes - Claudie Gallay

Ce livre j'en avais vaguement entendu parlé cet été. La couverture me disait quelque chose, et la responsable du club de lecture enterre ce pavé sous une montagne de compliments tellement enthousiaste que je le prends. A lire pour le 15 Novembre.

Pavé c'est un bien grand mot, le livre tend désespérément vers les 600 pages en utilisant des micro chapitres de deux pages. Maximum 10. Quand je feuillette le livre un souvenir cuisant revient. Ensemble, c'est tout de Ana Gavalda... Autant dire que je ne partais pas du tout avec une bonne impression. A la place de me livrer à une déconstruction méticuleuse des 200 pages que j'ai lu en luttant, en pleurant presque, je vais prendre chaque compliment fait au livre. Et le discuter de la manière la plus polie qui soit.

Une histoire prenante! La Hague, vers notre époque. (j'adopte le style qui tue la mort de l'auteur. ça le fait!) Une jeune biologiste se promène sur la lande. Les oiseaux. Elle compte les nids. Le vent dans les cheveux! >_< Bon allez je reprend sérieusement je parlerais du style plus tard! Cette jeune fille débarque à La Hague et s'installe dans une petite maison grinçante. Elle tente de faire son deuil comme elle le peut. Elle va s'immiscer dans la vie des habitants et essayer de lever le voile sur le passé d'un mystérieux inconnu Corto Maltésien et sur la tragédie qui l'a fait revenir ici. L'histoire est sûrement la seule chose dans ce livre que je trouve intéressante. Les informations sont distillées au compte-goutte. Le fil narratif est très bien conçu et on a aussi envie de lever le voile sur ce mystère.

Les personnages sont tellement authentiques! Résumons : Une biologiste dépressive, une femme sans âge, folle, qui déambule sur la grève en longue robe noire en attendant le retour de sa famille disparue en Mer, Un sculpteur hanté par son passé, une jeune femme désirable et blasée, l'ancien gardien du phare détesté par sa fille et craint par la population, l'épouse de l'ancien sénile comme pas deux qui attend que son mari la ramène à la maison depuis 40 ans, le jeune homme qui désire la jeune femme mais qui la dégoûte à cause de son retard mental, la gérante du bistrot antipathique et taiseuse, et finalement le ténébreux étranger qui vient remuer le couteau dans les plaies du passé. C'êst flatteur pour La Hague dis-donc! Quelle authenticité! Malgré tout les personnages sont un minimum attachants mais pas du tout crédible. ça me rappelle encore une fois Ana Gavalda et ses caricatures de personnages. Le problème principal étant le manque effarant de recul. Le tout est très sérieux.

Des dialogues saisissant d'authencité! Vous allez nous lâcher avec votre authenticité! Bon allez un exemple :

"-Il t'est arrivé quoi là?

-Un bout de tôle qui volait...

-C'était rouillé?

-Un peu...

-Tu as désinfecté?

-Oui.

-Tu es à jour dans tes vaccins?

- J'ai passé de l'alcool..."

Ce ne sont plus des dialogues mais de véritables interrogatoires! Comment devenir agent de la CIA en 10 leçons. Aucun terroriste ne sera pire que la protagoniste de ce livre alors ne vous décourager surtout pas! C'est comme ça dans tout le livre. Et encore là elle parle, parfois elle hoche de la tête. Et elle utilise toujours des points de suspension. Je suppose que c'est pour montrer à quelle point ces gens sont mystérieux!

Une écriture sublime. T_T Je ne sais même si j'ai envie d'en parler! Encore un exemple :

"C'était un hôtel avant.

Avant, c'était quand?

Les années 70.

Ce n'était pas très grand comme port. Un endroit comme un bout du monde, avec une poignée d'hommes et seulement quelques bateaux?

La Hague.

A l'Ouest de Cherbourg.

L'est ou l'ouest, j'ai toujours confondu."

Et c'est comme ça toooout le teeeeemps! :'( SUrtout que je lis cette chose juste après Pearlman!

 

En gros, je n'aime pas du toooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooout! >_<

17 October

Vicky Cristina Barcelona

 

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Petite note sur le dernier film de Woody Allen.

Ce film n'est certainement pas ce que je m'attendais à voir. Présenté comme une comédie Allenienne, ce film oscille doucement, à son rythme, loin du côté délicieusement hystérique des anciennes comédies de Woody Allen.

On se retrouve ici dans un véritable petit cocon amoureux et plein de charme. On suit les histoires amoureuses, tristes, hystériques, folles et sensuelles de trois femmes. Toutes amoureuses, toutes en quête d'amour. Les personnages passent au crible leurs sentiments, se testent, se déçoivent et trichent dans la plus grande joie. Hymne à la vie douce mais aussi à la désillusion amoureuse, ce film secoue tout doucement le coeur et les convictions au rythme des guitares espagnoles et des constructions torturées de Gaudi.

A mettre entre toutes les mirettes.

Nouveau portable, nouvelles interrogations, nouveaux problèmes! (et nouveaux doutes parentaux sur mes capacités mentales...)

Ouah on m'offre un nouveau portable! Un qui tient tout seul sans scotch! ... Et qui est rose.

Elles sont où les touches? Je crois qu'il va falloir le ramener au magasin. Comment ça s'est fait exprès? Un téléphone tactile?

 

Ouah on peut mettre des chansons dessus! O_O

Ouah on peut utiliser ces chansons comme sonneriiiiiiiiiiiiiiie! Trop bien.

"Aux sombréros de la Mer qui ont su traverser les océans du vide!"

Mais pourquoi il chante tout seul? o_O *se rue sur le mode d'emploi" Il veut sûrement me dire quelque chose.

Comment ça un appel manqué? Ah oui c'est vrai... T_T

 

AAAAAAAAAH je ne trouve pas les apostropheeeeeeeeeees! Comment on tape un message dessus!

 

O_O C'était quoi ce flash? Quel appareil photo? Sur le téléphone? Oui mais il y a un flash? >_<

 

Comment on bloque les touches??? AAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!

ça commence bien! XD

11 October

Ambiguïtés, Pearlman

 

 

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Notre vénérée ESU est une jeune fille très respectable, mais qui a néanmoins la fâcheuse habitude de célébrer notre amitié en m'assommant méticuleusement de pavés de plus en plus déprimant. C'est sa façon de tester la résistance d'une GP au summum de son art.

Elle me proposa donc Ambiguïtés.

Essayons d'expliquer le contexte.

Simon, ancien enseignant brillantissime, passe ses journées à contempler des photos de son amour de jeunesse en arrosant ses divagations de copieuses doses de whisky.

Un jour fatidique, il part enlever le fils de celle-ci. C'est cet élément qui va tout déclencher aussi bien pour Simon que pour tout son entourage plus ou moins proche.

Pearlman pourrait disséquer le pourquoi du comment en plongeant dans l'esprit torturé de Simon, il pourrait décrire les différentes phases de dégradation de ce brillant esprit de manière linéaire. Mais il en décide autrement. Cette histoire affecte l'histoire d'autres e^tres leur infligeant ainsi des coups, comme une pierre qu'on fait ricocher. Il décide donc de s'attarder sur l'histoire de chacun pour mieux mettre en lumière toute la tragédie de la misère humaine et sa fatalité. Avec beaucoup de minutie (on ne remplit pas 896 pages avec des généralités ou avec des banalités ! XD) il scrute, analyse, le cheminement de la pensée de chacun. Il nous montre ainsi comment la souffrance et la déchéance de l'homme peut ne pas lui être imputable. Les personnages se démènent pour échapper à leur destin, se raccrochent aux branches, s'enfuient. Mais tout cela est bien vain. Car ce qui leur arrive est en quelque sorte déterminé par la société, par les autres. Car ces hommes sont ce que la société et leurs congénères ont fait d'eux. C'est très dur, souvent insoutenable, car cette injustice flagrante nous secoue au plus profond de nous-mêmes. Pearlman décrit chaque situation, chaque mouvement de l'âme avec ce mélange de sincérité et de pudeur, ce qui fait que meme si certaines scènes sont très crues, elles restent dignes. Enfin pas toujours, car dans certaines situations, quand la chute est trop dure, la bestialité reprend le dessus. Alors les hommes se font du mal, s'humilient, se font porter le chapeau, se plument dans la plus atroce indifférence. On ne sort pas indemne d'une telle lecture. La migraine est le minimum requis (croyez-moi ! XD).

Mais Pearlman montre aussi autre chose, il montre avec beaucoup de parcimonie que quelque part, il y a peut être de l'espoir. Un espoir mince et en danger, mais peut-être qu'en protégeant les enfants, on arrivera à quelque chose.

Je vous le conseille quand même. Ce n'est pas une lecture agréable loin de là, mais c'est un livre qui apporte beaucoup et qui fascine par son intelligence et sa sagacité.

 

;)